5.4. Exemples d’anticorps monoclonaux anti-tumoraux
L’anticorps monoclonal Trastuzumab (Herceptin) est dirigé contre un des corécepteurs
de la famille des récepteurs de type I des facteurs de croissance, la protéine
HER2. La détection sur coupe histologique de la surexpression de la protéine
ou de l’amplification du gène correspondant dans les cellules tumorales de carcinome
du sein est retrouvée dans 20% des patientes et rend ces dernières éligibles
pour le traitement.
D’autres anticorps monoclonaux bénéficient aussi actuellement d’une A.M.M..
Ce sont les anticorps anti CD52 utilisés dans des leucémies lymphoïdes chroniques,
anti CD20 dans des lymphomes CD20+ et leucémies B, plus récemment anti récepteur
de l’EGF dans des cancers colorectaux avancés.
Ces anticorps, utilisés comme tratement anti-tumoraux, posent de redoutables
problèmes techniques, donc économiques. Ces anticorps sont au départ murins,
ce qui induirait leur neutralisation dans les deux semaines suivant le début
du traitement, temps requis pour l’induction d’une réponse anti souris à anticorps
de haute affinité chez le patient. Il y a donc nécessité d’ »humaniser » ces
anticorps, ce qui en fait actuellement des médicaments extrêmement coûteux.
Ces stratégies thérapeutiques sont parallèles mais non identiques à celles qui
visent à inhiber la fonction des récepteurs membranaires des cellules tumorales
par des drogues.